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Debout !

Posté par Brocéliande le 15 février 2011

Je me suis couchée sur la terre froide et mouillée,

Je m’y suis couchée, pour étouffer mes cris terrifiés.

De mes doigts maigres d’enfants aux ongles sales

J’ai griffé la terre pour y enfouir tout ce mal !

Ce jour, des heures durant, j’ai imploré le ciel,

Mais j’ai compris alors vos mensonges de fiel !

Je me suis relevée, seule, sans personne,

Je suis debout et mon coeur en moi résonne …

.

Maintenant de mes doigts bien plus forts,

Je déchirerais avec force l’écorce de vos corps.

Du tréfonds de vos poitrines, j’arracherais vos coeurs,

Du tréfonds de vos cerveaux, j’extirperais ma peur !

Ni Dieu, ni Allah, ni Bouddha, ni Elohim, ni Jésus,

Aucun de tous vos dieux pour moi n’est apparu.

.

Prêtres ou talibans, en soutanes ou turbans,

Vous êtes des menteurs, vous êtes des faussaires,

Vous dîtes aux enfants de s’aimer  comme des frères,

Mais vos dieux en ont fait des hommes haineux

Qui torturent, sous vos regards miséricordieux !

Vendeurs d’indulgences ! Menteurs de circonstance !

Sur les tombes fleuries des monstres morts et bénis,

Par des traîtres menteurs dans des églises emplies,

J’irais un jour cracher, et surtout je rirais !!!

Parce que malgré vous, j’ai découvert le sens du mot « Aimer »

.

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SI . . .

Posté par Brocéliande le 6 février 2011

Si j’étais forte, je porterais les faibles,

Si j’étais grande, je porterais les petits,

Si j’étais belle, j’aimerais les laids,

Si j’étais douce, je convertirais les durs.

.

Mais je ne suis que moi, et suis désespérée…

.

Si j’étais simple, je parlerais aux compliqués,

Si j’étais riche, je donnerais aux pauvres,

Si j’étais croyante, je donnerais ma foi,

Si j’étais savante, je transmettrais mon savoir.

.

Mais je ne suis que moi, et ne sais que penser…

.

Si j’étais connue, j’userais de ma notoriété,

Si j’étais laide, je montrerais ma beauté,

Si j’étais eau, j’abreuverais les déserts,

Si j’étais blé, je nourrirais les affamés.

.

Mais je ne suis que moi, et je ne peux qu’aimer…
 

 

 

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La Fille

Posté par Brocéliande le 6 février 2011

Elle les a vu venir, au gré de leurs fantasmes,

Elle les a vu venir, du fond de leur marasme,

La fille de joie, qui leur prête sa peau,

La fille de joie qui se loue aux badauds.

Elle n’est plus « elle », plus de « je »

Elle n’est plus « elle », elle joue le « jeu »

Et la voilà, souriante et belle,

Et la voilà, une hirondelle…

Pas de printemps, non pas pour elle .

Juste le froid, tout au fond d’elle.

Et eux ils rient de la voir là,

Ils rient pensant « elle est à moi »

Mais à personne, non à personne,

Pas même à elle, elle se donne…

Le corps sans âme qui se balance

D’un pied sur l’autre, en cadence,

Se penche et se plie à la chance

La chance de pécher un émir

Ou tout au moins, d’éviter le pire !

Et la nuit finie, le jour qui se lève,

La voilà partie, retrouvant ses rêves.

La douche qui lui brûle la peau,

La lave enfin de tous leurs mot,

La lave enfin de tous ses maux,

Dans ce monde qu’elle voudrait beau…

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Mon Paysage

Posté par Brocéliande le 2 octobre 2010

Chaude est ta peau, douce et salée,

Courts et doux, tes cheveux sous mes doigts défaits,

Sous ma main caresse,

Sous ma bouche tendresse,

Et tes yeux reflets d’or,

Se promènent sur mon corps.

Sous ta main qui chemine,

Mon corps qui s’anime,

Et me voici rivière et cascade puis torrent,

J’ai le coeur emporté par le vent ;

Sirocco de mes sens, mistral d’indécence,

Des larmes pleins mes yeux qui dévorent les tiens …

Nuits passées dans tes bras, mon corps avec le tien,

Rares comme des joyaux, belles à mourir …

Réveils dans ton odeur, réveils tout contre toi,

Dans la douceur de ton souffle sur moi.

Parfois tu dors et sans te réveiller,

Mes lèvres sur ton visage vont se poser,

Mon regard vagabonde sur ton corps paysage,

Et tu ouvres les yeux encore plein de sommeil,

Et déjà je m’y noie, rivière des merveilles.

Mon corps est comme empli de toi,

Vase aux formes arrondies par l’émoi,

Empli de ta présence,

Empli de ton absence,

Mais enfin, il bat ! Et douce est la douleur,

La souffrance, mon amour, et la peur,

De te perdre là-bas, sous le soleil couchant,

De m’y perdre avec toi, mon amour, en rêvant …

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Sarabandes de mots…

Posté par Brocéliande le 2 octobre 2010

Des mots … Des mots tout petits …

Lumineux … Étoiles de mes nuits…

Dansant sur ta voix une sarabande,

Reçu dans mon coeur comme une offrande.

Des mots … Attendus longtemps, attendus toujours,

Qui disent « N’aies pas peur » et puis « Mon amour ».

Musique de mots, cantique du vent,

Berceuse d’azur, complainte du temps,

Chanson millénaire, chanson des amants,

Notes de cristal, notes de diamant.

Des mots qui réchauffent, des mots qui éclairent,

Des mots qui éclatent comme le tonnerre !

Des mots … Des mots tout petits …

Des mots qui emplissent l’espace infini …

Qui deviennent immenses, habillant l’absence,

Qui n’ont plus de sens et comblent mes sens …

Des mots partitions que mon coeur anime,

Des mots dévotions que mon âme sublime,

Des mots caressants qui me font sourire,

Des mots affolants qui me font rougir.

Images de soleil, images de pluie,

Images arc en ciel, images de ma vie,

Suspendre le temps, arrêter la terre,

Dépasser le vent, vaincre les déserts,

Accueillir ton âme au creux de la mienne,

Pour qu’étourdie d’amour, elle te revienne.

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Couleurs

Posté par Brocéliande le 24 septembre 2010

Rouge… Rouge est la poussière, couleur de colère,

Rouge… De ce Sang versé, couleur de misère,

Rouge… Le cri qui jaillit, couleur désespoir,

Rouge… De ce coeur blessé, couleur de mémoire.

.

Gris… De ces matins tristes, couleur de néant,

Gris… De ces soirs sans fin, couleur du présent,

Gris… Ces visages sombres, couleur de tristesse,

Gris… Des armes pesantes, couleur de détresse.

.

Noir… Cette terre brisée, couleur de soupir,

Noir… Cette main tendue, couleur de partir,

Noir… Les voiles du deuil, couleur de la mort,

Noir… De ces yeux baissés, couleur de remord.

.

Blanc… Les jours lumineux, couleur de l’espoir,

Blanc… Ce front relevé, couleur de savoir,

Blanc… Le voile des mariées, couleur de désir,

Blanc… Le livre à écrire, couleur d’avenir.

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Lumière de Femmes

Posté par Brocéliande le 24 septembre 2010

Les vaisseaux somptueux qui chavirent soudain,

Dans une eau scintillante, aux reflets cristallins,

Ce sont les yeux des femmes, noyés parmi leurs larmes,

Ce sont les yeux des femmes, quand elles baissent les armes.

.

Les voîles délicats qui cachent la lumière,

Descendant lentement en remparts éphémères,

Ce sont les paupières pâles des femmes fatiguées,

Ce sont les paupières pâles des femmes oubliées.

.

Les mouvements légers des ifs centenaires,

Ondulant dans le vent, bercés par la lumière,

Sont les gestes des femmes, souples et caressants,

Sont les gestes des femmes, qui bercent un enfant.

.

Les étendues immense célébrant la nature,

Où pluie et puis soleil se transforment en fruits mûrs,

Ce sont les corps des femmes, porteurs de la vie,

Ce sont les corps des femmes, qui souffrent et qui sourient.

.

La lumière diaphane diffusée par la lune,

Noyant dans ses reflets ce monde de rancune,

Ce sont les coeurs des femmes, qui veillent dans la nuit,

Ce sont les coeurs des femmes, qui aiment et qui s’oublient.

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Le Violonniste

Posté par Brocéliande le 17 septembre 2010

C’était un tout petit enfant habité d’un grand rêve,

Qui était triste et seul et voulait être aimé,

Et toute son existence, pourtant bien brève,

N’était que cris et pleurs et regards effrayés.

Mais tout au fond de lui il voulait

Devenir musicien pour donner de la joie.

Il serait violonniste pensait’il chaque fois

Qu’il était triste et seul et voulait être aimé.

Et l’enfant composait dans sa tête

Des musiques joyeuses pour faire la fête,

Des opéras grandioses qu’on jouerait dans le monde,

Pour donner à chacun, une joie si profonde,

Qu’il ne serait jamais plus triste et seul et rêvant d’être aimé.

Chaque jour il construisit sa vie,

Tout autour de ce rêve de ce projet précis.

Il acheta le violon tant convoité,

Et travailla si fort qu’il devint le premier.

La veille du grand jour , pâle et fier,

Il passait dans sa tête le film du concert,

Lorsque le destin, incontrôlable,

Lui brisa les mains, pauvre diâble !

Toute sa vie il s’était préparé à ce jour,

En un instant, ce fût fini pour toujours.

Alors de sa poitrine monta un immense cri,

Qui se mûa en un chant d’une gràce inouïe…

Chacun au fond de soi posséde la beauté

Et passe parfois sa vie à vouloir l’exprimer,

Alors que dans un mot, dans un cri,

Il suffit d’être vrai sans avoir rien appris,

Pour tous les emmener avec nous en voyage,

Tout au fond de nous même dans nôtre paysage.

Je suis le violoniste qui a perdu les mains

Et je vous donne mon coeur pour y jouer, heureux,

Peut-être est ce pour cela que je suis ici,

Pour que vous souriiez même si je suis partie,

En gardant au fond de vous ce que j’avais de mieux…

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La Vie

Posté par Brocéliande le 17 septembre 2010

Elle n’y peut rien la Vie, elle en a marre aussi…

La chienne de Vie, la saleté de Vie,

On la maltraite, on la dénie,

Elle n’y peut rien, elle n’a rien dit…

Un tout petit protozoaire

Et 6 milliards d’êtres sur Terre !

Qu’es ce qu’elle pouvait y faire ?

Elle n’y peut rien la Vie, elle est bien triste aussi.

Elle ne savait pas qu’il y aurait des dictateurs,

Des talibans, des méchants, des violeurs…

Des guerres, des épidémies, des ouragans,

Des pétroliers pour engluer les goélands…

Des enfants qu’on bat, des enfants qu’on tue,

Des hommes qui hurlent, d’autres qui se sont tus…

Des prisons, des geôliers, des bourreaux,

Des Blancs qui n’aiment pas le noir,

Des Noirs qui n’aiment pas le blanc…

Elle n’y peut rien la Vie, elle en a marre aussi…

Mais si chacun en prend sa part ?

Mais si chacun va quelque part ?

Donner un peu, tendre une main,

Sécher une larme, donner du pain,

Et si chacun se met debout et crie « Assez ! « 

Parce que la Vie, elle n’a rien fait…

Elle n’y peut rien la Vie, elle en a marre aussi.

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Te peindre

Posté par Brocéliande le 15 septembre 2010

J’aurais aimé te peindre , te poser, là,

J’aurais aimé de mes mains, te peindre, toi…

Un pinceau à la main, une palette,

Mon regard sur toi, ou dans ma tête,

Les couleurs étalées, mélangées,

J’aurais cherché dans mon coeur,

Tes couleurs.

J’aurais pris tout les bleus,

Pour y voir tes yeux,

J’aurais cherché sans fin,

Ton regard dans le mien…

Bleu azur du matin, bleu glacé,

Bleu perçant, mécontent,

Bleu de mer, quand ton coeur est ouvert.

Et puis pour tes cheveux, du gris au blanc,

De l’un à l’autre, je retrouve comment

Ces nuances subtiles,

Ces couleurs fragiles ?

Et quelle couleur,

Pour la douceur ?

Et les ombres qui passent, fugaces,

Sur ton front, tes idées lasses ?

Quel mélange pour toi, mon ange ?

Je te mettrais du feu,

Sur tes veines si bleues,

Du rouge, du carmin,

Pour montrer à tous , enfin,

Le feu sous la colline,

L’amour qui se dessine.

Comment d’une couleur, retrouver le douceur,

De ta peau sous ma main, de mes pleurs ?

De l’odeur de ton corps

Lorsque je crie « encore »

Lorsque nos peaux mêlées ont changé de clarté,

Parce qu’illuminées par l’apogée ?

Je ne sais pas, j’en tremble,

Mettre sur une toile, ensemble,

Mon amour et le tien, nos corps,

Je ne sais que l’écrire, encore…

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